Bon. Je vais mettre ce billet à jour en fonction de ce que je serai entrain de faire pour arriver à une installation complète de la dernière version de développement de Kubuntu.

Avertissement

Le déroulement ci-dessous permet d'installer une version de test et implique que vous soyez capable de vous débrouiller sans interface graphique (par exemple) ou autre subtilités du genre. Ceci n'est pas destiné à des serveurs en production, des machines de bureau devant être productives et autres.

Ceci est d'ailleurs plus un pense-bête qu'un tutorial.

Voilà. C'est fait.

C'est quoi Kubuntu ?

Pour plus de détails, je vous laisse feuilleter Wikipédia via les liens sus-cités, vous en saurez sûrement plus que moi.

Pourquoi Kubuntu ?

Et pourquoi pas ?

En fait, c'est la meilleure réponse que je puisse donner. Le libre, c'est ça aussi : la liberté, dans tous les domaines. Dans ce cas, c'est la liberté de choisir et de disposer de mon matériel informatique en toute liberté. J'ai choisi Kubuntu (depuis un moment déjà), principalement parce que j'avais une bonne impression (de réputation) de Debian, que j'appréciais KDE (depuis ma Fedora Core 3 installée par l'équipe Poséidon sur mon portable) et que l'Internet parlait d'Ubuntu en bien. J'ai testé, ça m'a plus, j'ai progressé, je vais tester la prochaine version (et rapporter les bogues).

Comment

Pour la suite, il est à noter que je pars d'une installation existante de la Breezy Badger et que je vais tout vider.

Sauvegarde

J'ai commencé par faire une sauvegarde complète (y compris les fichiers cachés) de /home et de /etc et de /opt (j'y avais fait du stockage) sur des DVD+RW (Capacité 4,4 Gio). Les DVD's sont posés à coté de moi et ne vont pas bouger de leur boîte (éviter les rayures et autres problèmes) jusqu'au re-déplacement des fichiers sur mon disque. Évidemment, si une seconde sauvegarde (disque externe, dossier FTP, cassettes à bande, ...) est possible, la faire.

Téléchargement

Après avoir pris connaissances des nouveautés de la dernière version, il faut passer au téléchargement du CD d'installation :

Il faut choisir entre deux versions :

  • LiveCD
  • Install

La première permet de tester la distribution sans toucher au disque dur. Ceci permet de tester si tous les éléments matériels sont supportés sans influencer son installation. Vu que tout est chargé en mémoire vive, l'utilisation est ralentie par rapport à une installation (dépend de la taille de la mémoire vive). Une nouveauté de la dernière version (Flight5) est qu'il est possible d'installer le système sur le disque dur directement depuis l'interface graphique du LiveCD.

La seconde permet d'installer le système. C'est celle que j'ai choisie.

S'il est possible de le faire (ça prend juste plus de temps), il est préférable de passer par le réseau BitTorrent, cela permet d'alléger la charge du serveur et de réduire les coûts de manière globale (étalement du téléchargement sur quelques heures).

Gravage du CD

Il faut ensuite graver l'image de CD (ISO) reçue. Il faut s'assurer d'utiliser l'option "graver une image ISO" et s'assurer de graver un CD sur lequel il est possible de démarrer (bootable). J'ai pour ma part gravé l'image sur un autre DVD+RW avec vérification de gravure. Le CD (ou DVD) n'a pas bougé du lecteur (éviter les rayures, à nouveau).

Démarrer sur le CD

Il faut démarrer sur le CD pour lancer le processus d'installation. Pour cela, il faut passer par les options de démarrage (probablement dans le BIOS) et s'assurer de bien démarrer sur le CD, et pas sur le disque.

Installation

Ce n'est vraiment pas compliqué et il est conseillé d'être sur un réseau configuré par DHCP, c'est vraiment plus simple : sinon, il faut avoir sous la main son IP, son masque de sous-réseau, sa passerelle et ses DNS. Il suffit de répondre aux questions, posées en français (si sélectionné dès le début).

Partitionnement

J'ai divisé mon disque de 60 Gio comme suit (dans l'ordre) :

  • / (partition racine) de 10 Gio
  • swap (partition d'échange) de 1.1 Gio (la taille de ma RAM plus un peu)
  • /home (partition de fichiers utilisateurs) de 49 Gio (le reste).

Ce n'est à nouveau pas très compliqué, tout est en français.

Premier démarrage

Premières impressions, c'est beau ! Tout est reconnu d'emblée (pas besoin de configurer l'écran, le touchpad, la souris, Internet, ... Je me régale devant tant de beauté et de sens pratique.

Mise à jour du système.

Premièrement, avant même de se connecter, il faut mettre à jour son système. Il faut d'abord passer en console TTY, via Ctrl-Alt-F1 (de F1 à F6), se connecter et taper la ligne de commande suivante :

  • sudo apt-get update && sudo apt-get dist-upgrade

Et c'est parti pour quelques 500 Mio de téléchargement et d'installation.

Passage vers KDE 3.5.2

Il faut ensuite éditer le fichier /etc/apt/sources.list et y appliquer quelques modifications : décommenter toutes les lignes commençant par deb ou deb-src, commenter la ligne correspondant au CD et ajouter la ligne suivante :

  • deb http://kubuntu.org/packages/kde352 dapper main

Puis mettre à jour, comme ci-dessus.

Noyau optimisé (686)

J'ai ensuite installé le paquet linux-686 et toutes ses dépendances, vu qu'il correspond mieux à mon processeur (Intel Pentium M). À noter que pour une optimisation plus proche encore, il faut compiler le noyau. Je le ferai peut-être... Plus bas.

Installation de l'accélération 3D propriétaire (Nvidia)

Il faut encore malheureusement passer par des drivers binaires fournis par Nvidia, ce qui impose l'installation de logiciel propriétaire. Malgré tout, la différence étant flagrante, je ne peux pas décemment rester avec les drivers libres (nv). Il faut donc installer le paquet en installant le paquet nvidia-glx puis en utilisant la commande suivante, qui va activer le driver propriétaire en faisant une sauvegarde du fichier /etc/X11/xorg.conf (ce qui ne peut être qu'une bonne chose !)

  • sudo nvidia-glx-config enable

Il faut ensuite redémarrer le serveur X pour que les effets soient visibles :

  • Déconnection
  • Redémarrer le serveur X (Alt-E)

Les polices sont trop grandes. Bug #37072.

Optimisation de l'accélération 3D du driver Nvidia

Pour ça, je me suis référé à la documentation du Wiki d'Ubuntu-fr, sur cette page (que j'ai corrigée en conséquence, il y avait des risques)

Avant

Pour voir si vraiment c'est efficace, je passe par un petit programme, glxgears qui permet de prendre la mesure de la puissance de son accélération graphique, comme suit :

  • glxgears -iacknowledgethatthistoolisnotabenchmark

En laissant tourner la petite animation, entièrement visible durant quelques instants, on obtient des statistiques sur les images par secondes (FPS). J'obtient environ 2000 fps. (Ctrl-C pour quitter).

Après

Je n'ai presque rien gagné (~ 100 fps). Bref. Ce n'est pas forcément inutile, mais c'est optimisé au moins.

Installation des paquets exotiques

Vu que certaines fonctionnalités sont couvertes par des brevets, nécessitent le paiement de royalties ou simplement sont illégaux dans certains pays, ils ne peuvent pas être fournis par Canonical ni sur les CDs ni parfois sur les dépôts.

Lecture des DVD commerciaux

Actuellement, il est illégal de décrypter un DVD légalement acheté sous Linux. Des gens ont quand même réussi à faire un programme qui le fait. Plus de renseignement sur la libdvdcss2 et DeCSS sur ces pages :

Il est donc possible techniquement de lire un DVD commercial sous un système UNIX (GNU/Linux en l'occurrence), mais c'est illégal dans un grand nombre de pays. Pensez-en ce que vous voulez, j'estime juste avoir le droit de lire les DVD que j'achète.

Cette page du Wiki Ubuntu m'indique la marche à suivre : il faut installer le paquet libdvdread3 (bien légal lui) et activer un script, comme suit :

  • sudo apt-get install libdvdread3
  • sudo /usr/share/doc/libdvdread3/examples/install-css.sh

Ça fonctionne bien et immédiatement.

Lecture des MP3 et autres formats exotiques

La lecture des MP3 étant soumise à royalties (les étasuniens doivent acquérir la licence avant d'installer ce qui suit), il faut aussi réaliser une opération supplémentaire pour pouvoir lire ce format (largement dépassé par le Ogg Vorbis, mais il me reste quelques MP3 (et les webradios sont majoritairement en MP3) ) : (toujours selon https://wiki.ubuntu.com/RestrictedFormats)

  • sudo apt-get install gstreamer0.10-ffmpeg gstreamer0.10-gl gstreamer0.10-plugins-base gstreamer0.10-plugins-good gstreamer0.10-plugins-ugly gstreamer0.10-plugins-ugly-multiverse libxine-extracodecs ffmpeg lame sox mjpegtools libxine-main1
Flash

Flash est un plugin propriétaire, malheureusement indispensable pour accéder à certains sites (et ce n'est pas un comportement de webmaster respectueux et responsable, mais ceci est un autre débat).

  • sudo apt-get install flashplugin-nonfree
  • sudo update-flashplugin

Rapports de bogues envoyés et/ou confirmés.